L’examen audiométrique tonale et vocale, associé à une tympanométrie et à une impédancemétrie, est indispensable. La majorité des acouphènes sont associés à une perte auditive mais 20 à 30% des patients peuvent avoir une audition normale. Ils accompagnent souvent la perte auditive sur les hautes fréquences liée au vieillissement mais aussi la perte auditive secondaire à une exposition au bruit d’origine professionnelle ou durant les loisirs (chasse, concerts) (Figure 7).

(Figure 7)
Au cours de cet examen, on essaie aussi de déterminer la fréquence prédominante de l’acouphène (Figure 8). L’acouphène correspond souvent à l’inverse de la perte auditive, ce qui laisse à penser qu’il est aussi lié aux phénomènes de plasticité et de réorganisation du système nerveux central qui se mettent en place après la survenue de la lésion cochléaire périphérique. L’acouphène serait l’équivalent de la perception du membre fantôme que l’on observe après amputation.

(Figure 8)
Des potentiels évoqués auditifs peuvent s’avérer aussi nécessaires notamment en cas d’acouphènes unilatéraux afin de détecter un éventuel dysfonctionnement du nerf auditif, comme celui induit par un neurinome de l’acoustique.
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