Il est essentiel de déterminer avec le patient le début de la survenue d’acouphènes et de préciser leur nature : permanent ou transitoire, pulsatiles ou non et leur caractéristiques : uni ou bilatéral, à type de bourdonnement ou de sifflement ou évoquant d’autres sons (Figure 6). Lorsqu’ils sont pulsatiles, ils peuvent avoir une origine vasculaire telles des fistules ou des malformations artério-veineuses ou une origine non vasculaire comme des myoclonies de la musculature palatine, du muscle stapédien ou du muscle tensor tympani. Ils peuvent être associés à une hyperacousie douloureuse, résultant de l’effondrement de la tolérance des sons de l’environnement présentant une intensité normale. L’hypersensibilité auditive est présente chez 40% des patients acouphéniques.

(Figure 6)
Différents questionnaires pour apprécier le handicap ont été mis au point afin de déterminer les conséquences fonctionnelles, physiques et psychologiques.
Nous n’en citerons qu’un qui consiste en la réponse par le patient à six questions essentielles, qui sont :
Les acouphènes ont-ils un retentissement sur :
| 1. |
La concentration : est-ce que les acouphènes diminuent la capacité du patient à se concentrer (pendant par exemple des activités de lecture ?) |
2. |
Les capacités auditives : est-ce que les acouphènes gênent l’écoute de la télévision ou d’un poste radio ? |
3. |
Le masquage : sont-ils masqués par le bruit environnant ? |
4. |
Les troubles du sommeil (insomnie) : est-ce qu’ils gênent l’endormissement ou réveillent le sujet la nuit ? |
5. |
L’humeur: est-ce qu’ils accroissent l’anxiété ou majorent un état dépressif ? |
6. |
La douleur : sont-ils douloureux et est ce qu’ils augmentent avec le bruit ? |
Toute réponse positive est noté 1, ce qui permet de déterminer un score appréciant leur impact fonctionnel, ce score allant de 1 (retentissement faible) à 6 (retentissement majeur).
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