On
regroupe les rhinites infectieuses et les rhinites allergiques.
Les rhinites infectieuses
Ce sont les infections associées à
des infections générales (rougeole) ou régionales (adénoidite).
Deux éventualités : la rhinite vestibulaire ou
le coryza aigu épidémique.
La rhinite vestibulaire, c'est-à-dire
une atteinte du vestibule narinaire, du fait de son revêtement cutané
et pileux, est souvent due à un streptocoque ou staphylocoque. Elle se
manifeste par un prurit associé à des croûtes, elle est douloureuse
au toucher. L'application de pommade antibiotique antistaphylococcique, associée
éventuellement à une antibiothérapie par voie générale,
en vient généralement rapidement à bout.
Le
coryza aigu épidémique : c'est la classique rhinite aiguë ou « rhume du cerveau », d'origine virale, associant
un tableau fébrile avec obstruction nasale, rhinorrhée aqueuse,
éternuement, larmoiement et céphalées par congestion sinusienne.
Les sécrétions nasales s'épaississent progressivement pour
devenir claires au cinquiéme jour, associées à une amélioration
de l'état général et à une diminution de l'obstruction
nasale.
L'évolution est bien sûr très
variable, en particulier chez l'enfant qui se complique souvent de surinfection.
Son traitement associe des vasoconstricteurs nasaux (sauf
chez l'enfant) avec une antibiothérapie par voie locale associés
à des muco-régulateurs.
Une antibiothérapie sera justifiée lorsqu'on craint des complications infectieuses.
Un
vasoconstricteur par voie générale ou locale diminue très
nettement l'obstruction nasale.
Les
rhinites saisonnières
C'est le classique « rhume
des foins » ou allergie pollinique. Elle associe éternuement,
obstruction nasale, rhinorrhée aqueuse, souvent associés à
une conjonctivite bilatérale, à des piquotements pharyngés.
Ces infections surviennent de manière périodique, souvent au mois
de mai ou au mois de juin. L'interrogatoire permet souvent de retrouver un terrain
atopique famililal. Le traitement de ces infections repose sur un bilan allergologique
complet, associé à une désensibilisation spécifique,
si celle-là est possible et des anti-histaminiques voire une corticothérapie
retard suivant l'importance des troubles. |
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