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Le diagnostic est en général évident devant l’asymétrie au repos ou aux mouvements des différents muscles de la face. Il faut alors en préciser sa nature globale si elle intéresse tous les territoires innervés par le facial ou partielle si elle intéresse seulement un territoire (le territoire facial inférieur par exemple).
La quantification initiale est essentielle : il s’agit d’un examen de référence qui va permettre de suivre l’évolution. Elle se fait :
1. par l’étude du tonus musculaire,
et 2. par la classification de House et Brackmann (1985).

Le tonus musculaire
Il s’apprécie selon le testing de Georges Freyss en attribuant une note allant de 0 : pas de contraction à 3 (contraction normale) pour chaque muscle de la face étudiée.


(Figure 6)

La classification de House et Brackmann
Elle est internationale et permet la cotation de la gravité de la paralysie en différents stades :

Grade I Fonction faciale normale
Grade II Atteinte discrète faciale
Grade III
Atteinte modérée : au repos, la symétrie et le tonus sont normaux mais la paralysie est évidente lors des mimiques et elle peut donner lieu à des syncinésies.
Grade IV
Atteinte moyennement sévère : la symétrie et le tonus sont normaux mais les mouvements de fermeture des yeux et de la bouche sont incomplets même lors de l’effort est maximal.
Grade V Atteinte sévère : la symétrie et le tonus sont anormaux au repos
Grade VI Paralysie totale ou la perte du tonus est complète

Explorations complémentaires
L’étude de l’électromyographie (EMG : électrodiagnostic de détection) des muscles de la face doit être réalisée dans la première semaine. Il consiste à mesurer l’activité EMG rectifié à l’aide d’électrodes de surface placées sur les muscles du sillon nasogénien et en demandant au sujet de les contracter de façon maximale. On compare alors les résultats obtenus du côté atteint et du côté intact.


(Figure 7)


(Figure 7)

Le test électroneuronographique d’Esslen (électrodiagnostic de stimulation) :
Le nerf facial est stimulé en regard du trou stylomastoidien et l’activité EMG induite dans les muscles du sillon nasogénien est ensuite mesurée et comparée au côté sain. Ce test doit être réalisé au 3e jour et au 10e jour afin de juger de la dynamique de récupération. Une diminution des réponses de plus de 50 % est le témoin d’une dégénérescence importante et donc d’une forme sévère.


(Figure 9)


(Figure 10)