Un bilan neurologique complet appréciant la fonctionnalité des autres paires crâniennes, du cervelet et un examen ORL sont indispensables.
Nous ne citerons ici que quelques étiologies les plus fréquentes, cette liste n’étant pas exhaustive.
Lorsqu’elle est isolée, la cause la plus fréquente est la paralysie de Charles Bell ou paralysie faciale « à frigore ». Elle représente près de 80% des cas. Elle est secondaire à une réactivation du virus Herpes Simplex mais ce diagnostic doit rester un diagnostic d’élimination. L’évolution naturelle est la récupération. Cette dernière débute dans 1/3 des cas au cours de la première semaine, dans la moitié des cas au cours de la deuxième semaine et dans 16 % des cas après le troisième mois. Le traitement repose sur la corticothérapie à fortes doses et sur les antiviraux. À terme, 70 % des patients guérissent sans séquelles et 30 % présentent des séquelles minimes ou graves.
La paralysie zostérienne ou maladie de Ramsay Hunt résulte d’une récidive de la primo-infection herpétique. Un tableau fébrile (38 °C) et des vésicules dans la zone de Ramsay Hunt suffisent à évoquer le diagnostic. La paralysie faciale est souvent grave et complète. Elle est assez fréquemment associée à une atteinte cochléo-vestibulaire : surdité et aréflexie vestibulaire au test calorique du côté ipsilatéral. Une IRM est nécessaire afin de juger de l’intégrité des paquets acousticofaciaux. Son pronostic est réservé, les séquelles sont fréquentes et le traitement est urgent : corticothérapie et antiviraux.
La paralysie faciale post-traumatique fait le plus souvent suite à une fracture du rocher. Elles doivent souvent être opérées rapidement.
La paralysie faciale post-otitique peut être associée à une otite aiguë ou à une otite chronique. En cas d’otite aiguë fréquente chez l’enfant, une paracentèse, une antibiothérapie et une corticothérapie sont indispensables. En cas d’otite chronique, un scanner des rochers doit être demandé. Le traitement est le plus souvent chirurgicale et médicamenteux.
Les causes tumorales
La paralysie faciale est le plus souvent d’installation progressive. La tumeur peut être parotidienne ou dans l’angle pontocérébelleux.
La sclérose en plaques
Elle est le plus souvent responsable de paralysie faciale d’origine centrale et le diagnostic repose avant tout sur l’imagerie.
Traitements associés
Il repose sur la rééducation des muscles de la face et l’utilisation de la toxine botulinique. Cette dernière est utilisée en tant que bloqueur de la jonction neuromusculaire : elle permet de dénerver le côté injecté et donc de symétriser la face. Dans ce cas, des injections dans les muscles de la face peuvent être effectuées du côté opposé au côté paralysé par des praticiens expérimentés.
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